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Greffes capillaires :
Alerte aux infections
La dépêche ci-dessous de l'Agence Associated Press a été diffusée le 23 septembre 2008, à 20h43, et reprise par tous les grands médias. C'est dire l'urgence à diffuser cette information au plus grand nombre, et la Direction générale de la Santé a pris immédiatement les mesures qui s'imposaient en la circonstance. Malheureusement, cette triste et scandaleuse affaire n'est pas pour nous surprendre, car, depuis des années, nous mettons en garde les préchauves, candidats à la greffe de cheveux - technique lambeau/bandelette découpés au bistouri dans la nuque - contre les faux chirurgiens, mais vrais dangers du scalpel, qui pratiquent la chirurgie de la calvitie dans des usines à greffes à la chaîne… dans des conditions d'hygiène et d'asepsie déplorables. Ou dans des cabinets médicaux… Car, les infections nosocomiales ne se contractent pas qu'à l'hôpital.
La page d'accueil de notre site est sans ambiguïté :
La greffe de cheveux est un ACTE CHIRURGICAL, qui ne doit être pratiqué que par un chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, dans un établissement agréé par les autorités sanitaires.
La loi du 4 mars 2002 et les décrets du 11 juillet 2005, encadrent la pratique de la chirurgie esthétique.
Il faut rappeler que le Conseil National de l'Ordre des Médecins, tout comme l'Académie Nationale de Médecine et l'Académie Nationale de Chirurgie, n'ont jamais varié sur la qualification de la greffe de cheveux -technique lambeau/bandelette découpés au bistouri dans la nuque ou zone occipitale -, qui est un acte effractif et sanglant, donc éminemment CHIRURGICAL. Qui, de ce fait, doit être exclusivement pratiqué par un chirurgien qualifié, dans une clinique accréditée par les autorités sanitaires, conformément aux décrets du 11 juillet 2005 et à la circulaire ministérielle du 23 décembre 2005.
Dépêche A.P.
Risques infectieux après des greffes capillaires dans une clinique du centre-ville de Lyon
Le ministère de la Santé va mettre en place mercredi un numéro vert pour inciter les patients d'une clinique du centre-ville de Lyon proposant des greffes capillaires à se faire connaître en raison d'un "risque d'infection virale", a annoncé mardi la préfecture du Rhône dans un communiqué.
En mars 2008, explique la préfecture, "un cas de septicémie est survenu à la suite d'une greffe capillaire réalisée à la Clinique de médecine capillaire et espace esthétique médicale". Ce cas d'infection généralisée ne s'est pas révélé mortel.
Mais une mission d'enquête a constaté des "dysfonctionnements dans les pratiques d'hygiène et de stérilisation" de ce centre et un groupe d'experts a estimé que "le risque d'avoir contracté une infection virale suite à la réalisation d'une micro greffe capillaire dans cet établissement ne pouvait pas être éliminé, bien qu'aucun cas n'ait été recensé à ce jour", précise le communiqué.
Le préfet avait demandé au gérant et aux médecins "d'informer de ce risque toutes les personnes ayant subi une micro greffe capillaire dans ce centre depuis son ouverture en 1997, et de les inviter à consulter leur médecin traitant". Il s'avère que "cette procédure n'a pas eu les effets escomptés, malgré la mise en demeure faite aux praticiens". Le ministère de la Santé a décidé "de se substituer à eux et de communiquer sur l'existence de ce risque".
Le numéro vert mis en place, 0 800 880 700, sera accessible entre 9h à 19h. La clinique a été fermée. Le procureur de la République de Lyon a ouvert une information judiciaire contre X pour "mise en danger de la vie d'autrui " et le préfet a saisi le conseil régional de l'ordre des médecins, "à charge pour lui d'apprécier les suites à donner concernant ces médecins au plan disciplinaire". AP
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