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Les
balafreurs de nuques
Attention danger !
Il
y a en France, environ, 12.000.000 de personnes qui sont atteintes
de problèmes capillaires. Chaque jour, 1.200.000 hommes utilisent
des cosmétiques et autres antichutes « miracles »
pour tenter de ralentir, voire de combattre la chute précoce
ou intempestive de leurs cheveux. L’alopécie androgénétique
dont l’évolution est aléatoire, modifie inexorablement
la densité et l’apparence du capital-cheveux.
De
façon irrationnelle, certains se rendent dans des instituts
capillaires (cf. les charlatans du cheveu – www.antichute.fr.st),
oû des vendeurs d’antichutes bidons (d’illusions)
leur font miroiter un arrêt de la chute, et une repousse….à
l’issue d’une cure de trois mois de compléments
alimentaires, censés contenir des produits naturels sans
effets secondaires…. Nous pouvons ajouter, sans risque de
nous tromper : SANS EFFET DU TOUT ! Sauf sur vos finances.
Que
de temps et d’argent perdus, au fil des ans, en consommant
pilules, gélules, granules, huiles essentielles et autres
séances de laser….
Quelles
que soient les causes de chutes de cheveux – il en existe
plus de cinquante – il est toujours impératif de consulter
un membre du corps médical : médecin traitant,
dermatologue, en ville ou à l’hôpital, qui prendront
votre problème capillaire en charge ou vous orienteront vers
l’un de leurs confrères d’une autre spécialité.
La
médecine dispose, entre autre, de deux médicaments
– finastéride et minoxidil – pour le traitement
de certaines formes d’alopécies. Avec, souvent, des
résultats significatifs.
Désormais,
certaines alopécies ou calvities peuvent être corrigées
chirurgicalement. Bien entendu, quelle que soit la dextérité
et l’expérience du chirurgien, le patient ne retrouvera
pas la chevelure de ses vingt ans. Il s’agit plutôt
d’une redistribution d’une partie des cheveux de la
couronne hippocratique, prélevés et transplantés
sur les parties chauves à regarnir.
Cette redistribution doit être particulièrement attentive
sur la LFA (Ligne Frontale Antérieure) garantissant un effet
parfaitement naturel.
Depuis
plus de deux décennies, la technique la plus pratiquée
est la technique lambeau/bandelette découpés au bistouri
dans la nuque. Ce lambeau ou bandelette sera ensuite fractionné
en microgreffons, qui seront dégraissés et placés
dans un bain de sérum physiologique avant d’être
implantés sur la zone receveuse.
Avec
l’avènement d’Internet, il vous a été
de donné de constater qu’il existait des centaines
de sites de « vendeurs » de greffes de cheveux. Il suffit
de rentrer dans un moteur de recherches quelques mots clefs ayant
un rapport avec les cheveux ou la calvitie, pour obtenir des centaines
de liens vers les sites des commerciaux de la greffe capillaire.
Devant
tant de sites publicitaires, qui n’ont qu’une priorité,
le profit, il est préférable de s’en remettre
au bouche-à-oreille pour « dénicher »
le bon chirurgien compétent et entraîné, et
vérifier sa qualification sur le site du Conseil National
de l’Ordre des Médecins : www.conseil-national.medecin.fr
Certains
candidats à la greffe de cheveux, fort crédules, peu
ou pas informés sur les pratiques du commerce de la greffe,
seront rabattus par des instituts capillaires, payés à
la commission, pour le compte d’usines à greffes (faux
centre médicaux et cliniques bidon), oû ce sont de
faux chirurgiens mais vrais « balafreurs de nuques »,
qui « greffent » à la chaîne. Bonjour les
dégâts ! Ces mercenaires de la greffe ont oublié
leur Serment d’Hippocrate depuis bien longtemps. Quant à
l’éthique envers le patient, ils s’en fichent
comme de leur premier stéthoscope…
Sur
les photos ci-dessous, vous avez trois types de cicatrices, qui
démontrent que la technique lambeau/bandelette, lorsqu’elle
n’est pas pratiquée par un chirurgien qualifié
en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, débouche
très souvent sur des résultats inesthétiques,
c’est un euphémisme.
Il
faut rappeler que le lambeau ou la bandelette sont découpés
au bistouri dans la nuque : en moyenne, 15 à 20 centimètres
de long sur 15 à 20 millimètres de large. Après
la découpe, il faut rapprocher les deux bords de la plaie
(15 à 20 millimètres de large), suturer le plan profond
au fil résorbable, et suturer les deux berges (bords) de
la plaie. Le chirurgien, lui, suture le plan profond et le plan
superficiel, alors qu’un faux chirurgien va le plus souvent
ne suturer que le plan superficiel comme il le ferait pour recoudre
une volaille après l’avoir farcie. L’image est
forte, mais c’est la réalité. De l’art
de suturer les deux berges de la plaie, dépend le résultat
de la cicatrice. Il faut savoir déjà que deux individus
ne cicatrisent jamais de la même façon. Raison de plus
pour avoir plutôt affaire à un chirurgien authentique,
homme de l’art, qu’à un greffeur sans aucune
qualification chirurgicale. C’est évident.
Bien
entendu, le faux chirurgien, en cas de résultat inesthétique
de la cicatrice , – les faux chirurgiens mais vrais greffeurs
commerciaux ont toujours réponse à tout – vous
dira qu’avec des cheveux longs dans la nuque, la vilaine cicatrice
ne se verra pas. Quid de ceux qui préfèrent une coupe
courte ou rase ? Comme dans certaines professions : armée,
pompiers, gendarmerie, etc.
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La cicatrice en « stretch-back » résulte
d’une tension des deux berges de la plaie à
rapprocher et à suturer,
et ladite cicatrice, au fil des mois, s’est relâchée. |
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La
première cicatrice est dite en « marche
d’escalier », car la suture a été
mal maîtrisée par le greffeur.
La deuxième cicatrice est en « échelle
de perroquet » car, mal suturées, les deux
berges se sont déplacées,
et les points de sutures ne sont plus en vis-à-vis. |
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Aussi,
comme cela n’arrive pas qu’aux autres, et si vous ne
voulez pas avoir affaire au bistouri d’un faux chirurgien,
mais vrai « balafreur de nuque », vérifiez toujours
la qualification chirurgicale de celui qui vous propose la microgreffe
de cheveux par la technique lambeau/bandelette, qui est UN ACTE
CHIRURGICAL.
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