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Chirurgie
du cuir chevelu
Réponse de l'Académie nationale de Chirurgie
La loi du 4 mars 2002 sur les Droits des
Malades et la Qualité du Système de Santé (décrets
d’application du 11 juillet 2005), encadre la pratique de
la chirurgie esthétique.
Désormais,
les candidats à la chirurgie du cuir chevelu – MICROGREFFES
(NDR : technique de la bandelette), LAMBEAUX DE ROTATION, REDUCTION
DE TONSURE, LIFTING DU CUIR CHEVELU (NDR : avec ou sans extendeur)
– sauront que seuls les chirurgiens qualifiés en chirurgie
plastique, reconstructrice ou esthétique – on les appelle
communément : les plasticiens – sont autorisés
à pratiquer les actes susmentionnés, dans des établissements
accrédités par les autorités préfectorales
et sanitaires (décrets d’application du 11 juillet
2005 – J.O. du 12 juillet 2005 – www.legifrance.gouv.fr
).
Maintenant,
libre à vous de choisir un pseudo-chirurgien, qui vous «
greffera » dans son cabinet : quid de l’asepsie ? quid
de la réanimation ? quid du plateau technique ? quid de l’assurance
en responsabilité civile professionnelle, qui ne couvre pas
un acte chirurgical pratiqué par un non chirurgien ?
En
mars 2003, l’Académie Nationale de Chirurgie, en réponse
à la demande du Conseil National de l’Ordre des Médecins,
a établi une liste (NDR : dont la chirurgie du cuir chevelu),
non limitative, des actes « de nature chirurgicale qui relèvent
de l’exercice exclusif des chirurgiens plasticiens. »
:
« DEVELOPPEMENT
DES PRATIQUES MEDICALES
A VISEE ESTHETIQUE
Les Conseils Départementaux sont de plus en plus souvent
confrontés à des questions liées au développement
des pratiques médicales à visée esthétique.
Il nous a donc semblé intéressant de porter
à votre connaissance un échange de correspondances
entre le Conseil National de l’Ordre des Médecins
et l’Académie Nationale de Chirurgie à
ce propos.
Interrogée par le Professeur Jean LANGLOIS, Président
du Conseil National de l’Ordre des Médecins,
l’Académie nationale de Chirurgie a débattu
du développement de certaines pratiques médicales
à visée esthétique par des médecins
les présentant comme des actes de « Médecine
Esthétique » et non de chirurgie esthétique.
L'Académie nationale de Chirurgie rappelle que :
-
La « médecine esthétique » n’est
ni une spécialité ni une compétence
ordinale alors que la Chirurgie esthétique ou correctrice,
constitue, avec la chirurgie reconstructrice, la spécialité
de Chirurgie plastique.
- Les
médecins doivent s’interdire la pratique d’actes
hors de leur qualification.
-
La réalisation d’un acte chirurgical a des
exigences de sécurité, de compétence
et de déontologie.
La sécurité impose un environnement adapté
(salle d’opération aseptique réglementairement
équipée), et la disponibilité immédiate
d'un médecin anesthésiste-réanimateur,
y compris pour les actes effectués sous anesthésie
locale.
La compétence suppose une formation initiale, attestée
par un diplôme universitaire, et continue selon la réglementation
en vigueur.
La déontologie interdit l'utilisation, dans un but
esthétique, de techniques pouvant mettre la vie en
danger et exposant à des risques hémorragiques,
septiques et d'effraction viscérale, vasculaire ou
nerveuse.
L'Académie nationale de Chirurgie estime que les actes
dits de « médecine esthétique »
doivent être entrepris dans le respect de ces conditions,
être de durée brève et obéir aux
règles habituelles de l'information préalable
précise sur leur nature et leurs risques éventuels
et du suivi postopératoire.
L'Académie nationale de Chirurgie considère
que les actes, figurant sur la lise, non limitative, jointe,
sont de nature chirurgicale et relèvent de l'exercice
exclusif des chirurgiens plasticiens.
PRINCIPAUX
ACTES RELEVANT DE LA CHIRURGIE ESTHETIQUE
Liste non limitative
Tête et cou
1. Rhinoplastie
2. Blépharoplastie
3. Lifting
1. Cervico-facial
2. Fronto temporal
4. Implants
5. Chirurgie du cuir chevelu
6. Liposculpture-lipoaspiration
Thorax
7. Plastie mammaire pour hypertrophie
8. Hypoplasie mammaire (prothèses)
9. Ptose mammaire
10. Loposuccion du sein
11. Lipoaspiration
Abdomen
12. Lipectomie abdominale antérieure
13. Lipectomie circulaire
14. Ventres « forcés » de la grossesse
15. Liposuccion abdominale
16. Prélèvements de graisse pour injections
Membres
17. Lipoaspiration
18. Lipostructure
19. Lifting de la face interne des cuisses
20. Lifting des bras
Organes génitaux externes
21. Lipostructure »
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Pour
compléter votre information sur la chirurgie du cuir chevelu,
nous vous invitons à prendre connaissance du texte, très
documenté, mis en ligne par la SOFCPRE – Société
Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
-, et que nous reproduisons ci-dessous :
«
Définitions,
objectifs et principes
La
calvitie est particulièrement mal ressentie et mal
vécue aussi bien chez l’homme que chez la femme.
L’apparition des microgreffes a transformé cette
chirurgie. Elle permet, en effet, de réduire l‘importance
des interventions et les cicatrices résiduelles.
Toutefois dans le domaine de la calvitie, il n’existe
pas une technique unique qui puisse être appliquée
à tous les cas.
Le principe de ces traitements est toujours le même
: prélever des cheveux dans la région de la
couronne, où l’on est assuré qu’ils
ne tomberont jamais, pour les transposer dans les régions
du front et de la tonsure.
Actuellement,
quatre types de techniques peuvent être employés
:
- les
MICROGREFFES
- les
LAMBEAUX
- les
REDUCTIONS DE TONSURE
- le
LIFTING DU CUIR CHEVELU
Tous
ces procédés peuvent être associés
chez un même patient. Il convient de bien analyser chaque
cas et de savoir prendre en compte plusieurs paramètres
: Importance de la calvitie, souplesse du cuir chevelu, qualité
des cheveux, désirs du patient. En fonction de son
âge et de l’évolutivité de la calvitie,
on en déduira la stratégie la mieux adaptée
à chaque cas. Votre chirurgien devra avoir l’expérience
de toutes ces techniques pour vous conseiller au mieux dans
votre cas.
Avant
l'intervention
Un
bilan préopératoire habituel est réalisé
conformément aux prescriptions. Si une anesthésie
générale est nécessaire, le médecin
anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard
48 heures avant l’intervention.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra
être pris dans les 10 jours précédant
l’intervention.
Type
d'anesthésie et modalités d'hospitalisation
Type
d’anesthésie :
La plupart des interventions peuvent se faire sous anesthésie
locale.
Modalités
d’hospitalisation :
L’intervention peut se pratiquer en « ambulatoire
», c’est à dire avec une sortie le jour
même après quelques heures de surveillance. Toutefois,
dans certains cas, une courte hospitalisation peut être
préférable.
L’entrée s’effectue alors le matin (ou
parfois la veille dans l’après-midi) et la sortie
est autorisée dès le lendemain.
L'intervention
Chaque
chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu'il
adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.
Les modalités sont différentes en fonction du
type de technique adoptée :
- les
MICROGREFFES : le praticien prélève dans la
couronne une bande de cuir chevelu longue de 8 à
10 cm et large de 1 à 2 cm qui « sera débitée
» en petits fragments contenant chacun un à
trois cheveux (microgreffes) ou 4 à 8 cheveux (minigreffes).
Autant de perforations sont pratiquées dans la région
dégarnie permettant l’implantation des greffons.
Une petite croûte se formera sur chaque implant qui
tombera après deux semaines environ entraînant
la chute du cheveu implanté qui repoussera vers le
3ème mois. Plusieurs séances sont nécessaires
sur le même site récepteur pour obtenir une
densité convenable. L’intervention est très
légère et s’effectue sous anesthésie
locale.
- les
LAMBEAUX : le procédé consiste à prélever
une bande longue de 15 à 18 cm et large de 3 cm environ
dont le pédicule nécessaire à la vascularisation
n’est pas sectionné et qui pivote autour de
ce pédicule pour être placée dans la
région frontale. C’est le seul procédé
qui permette en une seule opération d’apporter
une forte densité de cheveux dans la région
frontale. Mais la technique du lambeau comporte chez certains
des risques qui doivent être expliqués par
votre chirurgien. L’intervention s’effectue
sous anesthésie locale mais quelques jours peuvent
être nécessaires avant la reprise du travail
-
les REDUCTIONS DE TONSURE : le praticien enlève une
partie de la zone dégarnie et referme immédiatement
en jouant sur l’élasticité du cuir chevelu.
Habituellement une zone de 10 à 12 cm de long sur
3 à 4 cm de large peut être enlevée.
Cette technique trouve tout son intérêt dans
la région de la tonsure et chez les patients possédant
une bonne élasticité du cuir chevelu. L’intervention
se pratique sous anesthésie locale et permet une
reprise des activités précoce. Elle peut être
répétée deux ou trois fois à
quelques mois d’intervalle.
- le
LIFTING DU CUIR CHEVELU : c’est une technique plus
lourde qui associe dans le même temps opératoire
une réduction de tonsure très large avec un
ou deux lambeaux destinés à couvrir la région
frontale. Un tel procédé peut permettre de
couvrir certaines grandes calvities en deux temps opératoires
seulement. Il est effectué le plus souvent sous anesthésie
générale et nécessite en règle
un arrêt de travail de 8 à 10 jours.
Après l'intervention,
les suites opératoires
Il
faut prévoir un arrêt de travail de 4 à
8 jours.
Pour les microgreffes, il se forme une petite croûte
sur chaque greffon qui tombe entre 8 à 10 jours. Les
cheveux greffés tombent avec la croûte et repoussent
ensuite entre le deuxième et le troisième mois.
Ils grandissent de 1 cm par mois environ. Dans les réductions,
les lambeaux et les lifting du cuir chevelu, les cheveux ne
tombent pas et les fils seront enlevés vers le 8ème
jour.
Les shampoings sont en général autorisés
48 heures après l’opération. La pratique
d’une activité sportive pourra être reprise
progressivement à partir de la 4ème semaine
post-opératoire. Les douleurs à type de céphalées
peuvent persister quelques jours, elles seront calmées
par la prescription d’antalgiques.
Les suites opératoires sont essentiellement marquées
par l’apparition d’un œdème (gonflement)
et d’ecchymoses (bleus) dont l’importance et la
durée sont très variables d’un individu
à l’autre.
Le
résultat
Un
délai de 3 à 6 mois est nécessaire pour
apprécier le résultat des microgreffes et dans
tous les cas deux interventions au moins seront nécessaires
pour obtenir une densité de cheveux suffisante.
Pour les autres techniques, le résultat est immédiat.
Les
imperfections de résultat - Les complications envisageables
La
correction d’une calvitie, bien que réalisée
pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en
reste pas moins une véritable intervention chirurgicale,
ce qui implique les risques liés à tout acte
médical, aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à
l’anesthésie de celles liées au geste
chirurgical.
-
En ce qui concerne l’anesthésie générale,
lors de la consultation, le médecin anesthésiste
informera lui-même le (la) patient (e) des risques
anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie
induit dans l’organisme des réactions parfois
imprévisibles, et plus ou moins faciles à
maîtriser : le fait d’avoir recours à
un anesthésiste parfaitement compétent , exerçant
dans un contexte réellement chirurgical, fait que
les risques encourus sont devenus statistiquement presque
négligeables. Il faut savoir, en effet, que les techniques,
les produits anesthésiques et les méthodes
de surveillance ont fait d’immenses progrès
ces vingt dernières années, offrant une sécurité
optimale, surtout quand l’intervention est réalisée
en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne
santé.
- En
ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un
chirurgien plasticien qualifié et compétent,
formé à ce type d’intervention, vous
limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer
complètement.
Heureusement, les vraies complications sont rares à
la suite d’une intervention réalisée
dans les règles. En pratique, l’immense majorité
des interventions se passe sans aucun problème et
les patient (e)s sont pleinement satisfait (e)s de leur
résultat.
Pour
autant, et malgré leur rareté, vous devez quand
même connaître les complications possibles :
•
Une chute de cheveux 2 à 3 semaines
après l’intervention en périphérie
de la zone greffée est très fréquente.
Elle est en règle temporaire.
• Hématomes : la plupart du
temps sans gravité, ils peuvent être évacués
s’ils sont trop importants.
• Infection : exceptionnelle lors d’une opération
du cuir chevelu , à part quelques rares micro-abcès
développés sur un point de suture et facilement
traités par de petits soins locaux.
• Anomalies de cicatrisation : très
rares au niveau des zones donneuses de greffe.
• Kystes épidermiques : Ils
peuvent apparaître sur les cheveux greffés et
s’éliminent souvent spontanément . Sinon,
ils sont faciles à enlever et ne compromettent pas
la qualité du résultat final.
• Une alopécie temporaire :
peut survenir sur un lambeau. Elle apparaît vers la
3ème semaine et peut être plus ou moins importante.
Lors de la repousse des cheveux, ceux-ci auront un aspect
et une densité normale.
• Une nécrose cutanée
: est parfois observée dans les techniques de lambeau,
en règle limitée et localisée. Les nécroses
importantes sont, en fait, exceptionnelles. La prévention
de ces nécroses repose sur une indication bien posée
et sur la réalisation d’un geste technique adapté
prudent.
Au
total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais
simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale,
même apparemment simple, comporte toujours une petite
part d’aléas. Le recours à un chirurgien
plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation
et la compétence requises pour savoir éviter
ces complications, où les traiter efficacement le cas
échéant.
Conclusion générale
La chirurgie de la calvitie a fait des progrès déterminants
qui permettent aujourd’hui, dans un bon nombre de cas,
de proposer une technique et une stratégie thérapeutique
adaptées et résoudre ainsi, soit simplement
par microgreffes soit par d’autres techniques, les principaux
problèmes esthétiques posés par la perte
de cheveux aussi bien chez l’homme que chez la femme.
»
Site
officiel de la SOFCPRE
Société Française de Chirurgie
Plastique, Reconstructrice et Esthétique
www.plasticiens.org
|
| _
Très
important
Il
est de notre devoir de rappeler que la greffe de cheveux,
par la technique de la bandelette découpée au
bistouri dans la nuque, est aussi, hélas, pratiquée
par de pseudo-chirurgiens dans des cabinets, usines à
greffes à la chaîne, et autres officines alimentées
par des commerciaux-démarcheurs-rabatteurs payés
à la commission par « tête » de patient
rabattu.
Méfiez-vous
des « greffeurs » qui greffent dans plusieurs
villes…
Quid des dispositions du Code de Déontologie Médicale
sur les « cabinets » secondaires ?
Méfiez-vous
des « greffe-tout », qui exhibent le livre qu’ils
ont écrit sur la greffe de cheveux…… C’est
très souvent un leurre pour vous épater et…
vous appâter. Tant qu’à être opéré,
il est préférable de l’être par
un authentique chirurgien, qui na pas écrit de livre-appât,
que par un « expert » de la plume plutôt
que du bistouri…
Méfiez-vous
des instituts capillaires oû l’on « pose
» des diagnostics(sic) de greffe de cheveux. Méfiez-vous
des album-photos AVANT/APRES que des commerciaux de la greffe
vous montrent pour mieux vous éblouir… Il y va
de leur commission de rabatteur…
Méfiez-vous
des sites Internet des « vendeurs de greffes »
Entre leurs écrans luxueux et les résultats
« esthétiques » de leurs « greffeurs
», il y a souvent un océan de….. désillusions,
de déceptions, et de dépressions.
Vérifiez toujours la qualification
de l’opérateur
sur le site du Conseil National de l’Ordre des Médecins
:
www.conseil-national.medecin.fr
Règle
d’or pour éviter les désillusions :
MICROGREFFE
(technique de la bandelette)
+
Chirurgien qualifié en Chirurgie Plastique, Reconstructrice
et Esthétique
+
Clinique agréée pour la pratique de la chirurgie
esthétique
(Décrets du11 juillet 2005)
=
Qualification, compétence, expérience et sécurité
_Un(e)
candidat(e) à la greffe de cheveux averti(e)
en vaut deux__ |
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