|
INSTITUTS
CAPILLAIRES
Quelles compétences ?
Des commerciaux d’instituts capillaires
oublient très souvent que leur seule sphère d’activité
est la vente et l’entretien de perruques, de postiches et
de leurs accessoires.
En
«posant» des «diagnostics» et en «prescrivant»
des «traitements», ces employés sortent du cadre
de la vente d’articles et d’accessoires capillaires,
pour entrer dans celui de l’exercice illégal de la
médecine (Article L. 4161-1 du Code de la Santé publique
– www.legifrance.gouv.fr).
« Le diagnostic des maladies du cuir chevelu
et leur traitement sont des actes réservés aux médecins
- Maître DURRIEU-DIEBOLT, Avocat à la Cour »
Les
employés(es) de ces structures commerciales, n’ont
donc, et pour cause, aucune qualification pour établir des
diagnostics et prescrire des traitements*, qui relèvent strictement
de la compétence médicale.
Pourquoi,
en cas de chutes anormales ou prématurées des cheveux,
est-il conseillé de ne pas « consulter » des
employés d’instituts capillaires ?
1.
Ils ne sauront pas traiter votre problème capillaire avec
les connaissances et les compétences d’un membre
du corps médical.
2.
Il existe plusieurs causes de chutes anormales ou prématurées
des cheveux, et, seul un médecin (généraliste,
dermatologue, endocrinologue, par exemple), est qualifié
pour la prise en charge et le traitement des pathologies du cuir
chevelu.
3.
« Consulter » un non-médecin,
c’est prendre le risque de laisser passer sous silence une
pathologie, qui aurait été détectée
et traitée à temps par un membre du corps médical.
4.
En ce qui concerne les greffes de cheveux**, les employés
d’instituts capillaires ne sont pas davantage qualifiés
pour poser des diagnostics chirurgicaux.
Jurisprudence
constante :
Arrêt de la Cour d’Appel de Douai du 11 décembre
2000 : S.N.M.E./NORGIL
Arrêt de la Cour d’Appel de Chambéry du 23 mars
2004 : S.N.M.E/SARL NJM
exerçant sous l’enseigne « Adiantum
» (74100 Annemasse)
*Il faut rappeler que les compléments alimentaires vendus
dans des instituts capillaires, n’ont jamais démontré,
scientifiquement et cliniquement (essais cliniques validés
par des dermatologues-experts), leur efficacité dans le traitement
des chutes anormales ou prématurées des cheveux (dont
les alopécies androgénétiques et héréditaires).
En revanche, rien ne dit que des composants de ces compléments
alimentaires, présentés comme « antichutes »
capillaires, ne seraient pas contre-indiqués chez certaines
personnes.
**La
greffe de cheveux, quelle que soit la technique employée,
est un acte chirurgical (Conseil d’Etat
et Conseil National de l’Ordre des Médecins).
|