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Le
grand bluff
des compléments alimentaires antichutes capillaires
Les «
compléments alimentaires antichutes capillaires » sont
bidons. Il faut savoir qu’à partir du moment oû
vous avez une alimentation variée et équilibrée,
il n’y a aucune raison de prendre des « compléments
alimentaires antichutes capillaires » à l’efficacité
imaginaire, partant mensongère, et qui n’ont qu’une
seule vertu : faire la fortune de leurs promoteurs. Maintenant,
au sujet de l’hygiène des cheveux, il est évident
que la très grande majorité des personnes les lavent
régulièrement. Si les cheveux sont programmés
génétiquement pour tomber prématurément,
ils tomberont inexorablement, quels que soient les types de shampooings
et autres lotions utilisés. Observez dans le métro,
certains malheureux sans-abri qui, hélas, ne mangent pas
toujours à leur faim, et vous constaterez que certains, quel
que soit leur âge, sont chevelus, alors qu’ils ont une
alimentation carencée et une hygiène présumée
relative. D’autre part, observez des gens connus, qui ont
une «crinière» bien implantée alors qu’ils
sont sexagénaire, septuagénaire ou octogénaires:
Bernard KOUCHNER, Roger PIERRE, Jean LEFEBVRE et Robert LAMOUREUX.
Au passage, nous les félicitons pour leur magnifique capital-cheveux
toujours intact. Souvenez-vous aussi de l’opulente chevelure,
jusqu’à leur disparition, de Charlie CHAPLIN, Daniel
GELIN, Jean MARAIS, François PERIER et Michel SIMON, pour
ne citer que ces cinq monstres sacrés. »
Il
faut savoir que des promoteurs de produits bidon pour stopper la
chute anormale des cheveux, procèdent toujours à des
Etudes…de marché. Lesdits charlatans – c’est
un euphémisme – engagent aussi des frais de Recherche…de
gogos.
Nous
parlons bien sûr des imposteurs, pour qui la vente de produits
« miracles » est une spécialité.
Toujours
au sujet des compléments alimentaires antichutes capillaires,
le gag, c’est lorsque certains « greffeurs » «
opérant » en réseaux commerciaux, vous recommandent
lesdits antichutes placebobards pour « nourrir » les
greffons et conserver les cheveux restants. Mieux vaut en rire !
Vendre
de l’imaginaire (ou du bluff) est tout un art, et a un coût
: celui d’une publicité ciblée et d’un
marketing, catégorie Grand Bluff ! Le PLUS, dans l’argumentaire
du charlatan, c’est le « fort » pourcentage de
clients – disons plutôt de gogos – satisfaits
de leurs produits « révolutionnaires » et à
l’efficacité « incomparable ». D’ailleurs,
ces pourcentages sont régulièrement repris dans des
annonces publi-promotionnelles paraissant dans certains magazines
grand public, peu regardants, non pas sur le montant du chèque
payé par l’annonceur, mais sur la véracité
et la loyauté des informations diffusées à
leurs lecteurs. Pour les charlatans, l’exploitation
des gogos, c’est le jackpot à tous les coups.
Si,
après avoir lu ce qui précède, certaines personnes
persistent à croire à l’efficacité des
« compléments alimentaires capillaires antichutes »,
qui n’ont pas fait l’objet d’études cliniques
à la méthodologie rigoureuse – une cohorte d’au
moins trois cents personnes incluses dans une étude clinique
comparative en double aveugle versus placebo - nous ne pourrons
rien pour elles : leur ignorance et leurs finances profiteront toujours
à des experts ès gogos capillaires.
Jusqu’à
preuve de leur efficacité réelle, démontrée
et validée par des experts en dermatologie et en pharmacologie
clinique, les compléments alimentaires antichutes capillaires
« miracles » ou « révolutionnaires »
doivent être considérés pour ce qu’ils
sont : des placebobards.
Nous
mettons au défi les promoteurs de ces antichutes capillaires
imaginaires de publier l’intégralité de leurs
« recherches » et de leurs « essais cliniques
» dans l’un des grands titres de la Recherche médicale,
scientifique ou dermatologique, diffusés en
France.
Ne
jouons pas sur les mots en prétendant qu’un complément
alimentaire, qui est présenté comme un antichute capillaire,
n’est pas un médicament, car son argumentaire est bien
à visée thérapeutique (ou plutôt à
prétention thérapeutique). D’ailleurs sa présentation,
sa posologie et son conditionnement (comprimés, capsules,
gélules, etc.) ont pour but d’induire en erreur l’acheteur.
L’effet placebobard joue à plein. En plus, si ledit
complément alimentaire antichute miracle est aussi vendu
en pharmacie, c’est la caution et le succès assurés.
Le label «Vendu en Pharmacie» est tout aussi vendeur
que le label « Vu à la Télé. »
Donc,
si le complément alimentaire antichute capillaire est à
visée thérapeutique, il doit faire l’objet d’une
demande d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché)
délivrée par les autorités sanitaires au bout
de deux ou trois ans de démarches et d’attente.
Sans
oublier les études cliniques, qui sont généralement
conduites sur plusieurs années, avec, peut-être, à
l’arrivée, une molécule efficace pour stopper
définitivement les chutes anormales ou prématurées
des cheveux, mais nocive ou toxique pour l’organisme. Le rapport
bénéfice-risque devant toujours rester présent
à l’esprit des chercheurs. Tout est donc à remmencer,
sans que la nouvelle recherche puisse, à son tour, déboucher
sur un résultat significatif.
Mais
la Recherche et des études cliniques à la méthodologie
rigoureuse, sur plusieurs années, cela coûte très
cher.
Des
promoteurs de compléments alimentaires, prétendument
antichutes, n’ont pas ce souci. Dans ce type d’affaires,
une rentabilité rapide ne s’appuie pas sur des investissements
longs, onéreux et aléatoires. Dans ce business, il
s’agit d’aller vite. Foin de longues études cliniques,
coûteuses…et hasardeuses.
Qu’importe
le nombre de personnes déçues par ces antichutes miracles,
la relève sera toujours assurée. Même en lançant,
sous un autre nom, et en modifiant quelque peu la « formule
», il y aura toujours des gens crédules pour foncer,
tête baissée, sur un antichute « innovant »,
qui réussit là ou tous les autres ont échoué:
c’est nouveau, nouvelle technologie, innovation scientifique,
antichute du troisième millénaire, molécule
révolutionnaire, etc. seront les arguments remis au goût
du jour. Et cela marche à tous les coups. Beau sujet d’étude
pour les futurs publicitaires ou pour les futurs…promoteurs
de nouveaux antichutes capillaires charlatanesques.
Il
n’y a, à l’heure actuelle, que deux molécules
de synthèse, qui ont réellement démontré
leur efficacité dans le traitement des alopécies androgénétiques.
Elles sont prescrites par le corps médical. Sauf pour l’une
d’entre elle, faiblement dosée, qui est délivrée
sans ordonnance.
Bien
sûr, pour convaincre le plus grand nombre, des promoteurs
de compléments alimentaires antichutes capillaires, vont
argumenter sur le côté « NATUREL » de leur
placebobard, qui est, bien entendu, « sans effet secondaire.
»
Certains
végétaux, toxiques, sont eux aussi NATURELS, et pourtant,
l’on a pu apprendre, il y a quelque temps, que des femmes,
qui souhaitaient maigrir ou mincir, avaient absorbé une plante
« miracle », qui, au bout du traitement, leur avait
détruit les reins. Bonjour le NATUREL à tout prix
! Bonjour les effets secondaires ou plutôt les effets catastrophiques
!
Nous
ne disons pas que les compléments alimentaires antichutes
capillaires sont toxiques – nous espérons que l’AFSSA
(Agence Française de Sécurité Sanitaire des
Aliments) a fait son travail – mais nous insistons que sur
le fait que l’emploi du mot NATUREL ne confère pas
toutes les vertus à un végétal, quel qu’il
soit. NATUREL ne garantit pas systématiquement qu’un
produit est atoxique. NATUREL n’est pas toujours synonyme
d’innocuité.
Vous
trouverez, ci-dessous, trois sites oû l’on découvre
des produits, traitements ou méthodes, présentés
comme « efficaces » par leurs promoteurs ou leurs distributeurs
:
http://www.atoute.org
http://attrape.nigauds.free.fr
http://www.hairquackery.com
Nous considérons, à juste raison, que les promoteurs
et les distributeurs de « compléments alimentaires
antichutes capillaires », qui n’ont pas démontré
leur efficacité par des essais cliniques rigoureux, dûment
validés par les autorités sanitaires, sont des vendeurs
de vraies promesses illusoires et de faux espoirs : au propre, comme
au figuré, pour l’acheteur ou l’acheteuse, plus
dure sera la chute !
L’exploitation
du désespoir et de la souffrance, via des publicités
pour des produits à l’efficacité imaginaire,
relève des dispositions de l’Article L.121-1 du Code
de la Consommation sur la publicité mensongère, trompeuse
ou de nature à induire en erreur.
Les
fonctionnaires de la Direction de la Concurrence, de la Consommation
et de la Répression des Fraudes, sont habilités à
prendre les initiatives appropriées pour que ces messages
fallacieux en direction de personnes vulnérables et influençables,
fassent l’objet d’une interdiction. Régulièrement,
le Journal Officiel publie des cas de publicités mensongères
pour des produits ou méthodes à l’efficacité
« révolutionnaire» (cf. www.legifrance.gouv.fr
et http://attrape.nigauds.free.fr
qui les recense).
Nous persistons à dire et à écrire
que les membres du corps médical sont seuls qualifiés
pour poser des diagnostics et prescrire les thérapeutiques
appropriées.
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