|
Greffe
de cheveux
Une aberration ?
La greffe
de cheveux serait-elle une aberration ?
Démonstration
: Alain est âgé de 25 ans, son père, Philippe,
de 50 ans.
Alain
a une calvitie de III selon la classification de Hamilton (évaluation
de l’importance ou du stade de la calvitie). Philippe, lui,
est affecté d’une calvitie installée de VII
selon la même classification.
Si
Alain n’a pas recours à la greffe de cheveux, il y
aura de fortes probabilités pour qu’il ait, à
50 ans, le même statut capillaire que son père. Notre
propos, bien sûr, n’est pas d’aborder les exceptions.
En effet, à la loterie capillaire héréditaire
tout le monde n’est pas logé à la même
enseigne.
Si
Alain a recours à plusieurs séances de greffes de
cheveux, il ne pourra pas empêcher la chute prématurée,
génétiquement programmée, des cheveux voisins
de ceux issus des microgreffons implantés (ou unités
folliculaires). Comme la zone occipitale ou zone donneuse n’est
pas inépuisable, Alain, à 50 ans, se retrouvera clairsemé.
En effet, les cheveux par 1, 2, 3 et 4, émergeant des microgreffons
implantés, se retrouveront isolés, et, de ce fait,
auront un aspect peu naturel – caractéristique d’une
implantation capillaire - de hair doll (cheveux de poupée),
hair leek (aspect de poireau), palmier -, et, il faut le reconnaître,
le résultat esthétique ne sera pas toujours au rendez-vous.
Les
candidats à la greffe de cheveux ou chirurgie esthétique
de la calvitie, sont-ils conscients de cette prospective…
capillaire ?
Bien
entendu, cette démonstration n’a pas la prétention
de décourager les candidats à la correction chirurgicale
capillaire qui, malgré toutes les démonstrations du
monde, sont décidés, coûte que coûte –
c’est le cas de le dire – à tenter la greffe,
mais, tout simplement, à les inviter à la réflexion,
avant de passer à l’acte pour une intervention chirurgicale,
par définition effractive, invasive et sanglante. Avec des
résultats esthétiques non garantis à long terme.
Ne jamais oublier que la cicatrice linéaire dans la nuque,
résultant de la découpe du lambeau de chair au bistouri,
est indélébile - donc installée à vie
-, et, de ce fait, empêche les coupes de cheveux courtes ou
rases. Sauf à masquer ladite cicatrice avec… du mascara.
Evidemment, nous nous sommes placés sur le terrain exclusif
du traitement de la calvitie par la chirurgie, et non pas sur celui
des traitements médicamenteux conservateurs délivrés
sur prescription médicale, qui n’ont, bien sûr,
rien à voir avec les antichutes charlatanesques vendus très
chers dans des officines capillaires, dans des parapharmacies, ou…
sur Internet. Voire même dans des pharmacies.
Nous
précisons que les antichutes charlatanesques sont ceux qui
n’ont jamais démontré leur efficacité
par des études cliniques validées par les autorités
sanitaires compétentes (cohorte significative de patients
inclus dans l’étude clinique, double aveugle versus
placebo, etc.). Les auto-évaluations et autres témoignages
n’ont jamais constitué une preuve de l’efficacité
d’un antichute capillaire. Sauf pour les personnes crédules,
appâtées par les publicités et les boniments
des charlatans du cheveu, qui, hélas, sont experts dans l’exploitation
financière, et sans scrupule, de personnes qui souffrent
de problèmes capillaires.
|