|
Ratages
de greffes
Témoignages
De
nombreux sites marchands Internet de « vendeurs de greffes
», pour appâter le plus grand nombre de clients –
le marché est tellement lucratif -, vantent, à qui
mieux mieux, le prétendu savoir-faire de leurs pseudo chirurgiens
: nouvelle méthode, nouvelle technique révolutionnaire
de microtransplantation bulbaire ou folliculaire, microscope binoculaire
(pour en mettre plein la vue), gain de 30% de greffons, mégaséances
(sic), etc. Marketing oblige.
A
lire tous leurs messages publi-promotionnels de bonimenteurs de
foire, l’on pourrait croire que toutes les personnes, qui
seraient « opérées » (Ndr : Par de pseudo
chirurgiens) dans leurs faux centres médicaux mais vrais
centres commerciaux de greffes à la chaîne, retrouveraient
leur magnifique chevelure de leurs vingt ans. Ce qui est mensonger.
Mais, pour des financiers de la greffe de cheveux, l’on n’est
pas à une contre-vérité près. Publicité,
duplicité. Business is business.
Dans
ces usines à greffes en série, l’on accepte
tout le monde : de la calvitie II à VII, selon la classification
de Hamilton. L’on ne récuse personne. Forfait de 1.500
greffons pour tous, à 5.500 euros la « greffe ».
L’on va même jusqu’à vous dire qu’à
la découpe de la bandelette, l’on a obtenu 1.700 greffons,
et que l’on vous « offre » donc 200 greffons…
Qui va compter ses greffons ? Qui va vérifier ? Toujours
le bluff ! Toujours le bidonnage !
Pour
ces commerciaux de la greffe, c’est le jackpot : à
la bandelette (nous allions écrire « à la roulette
»), l’on gagne à tous les coups.
Vendre du vent est devenu tout un art chez les commerciaux de la
greffe capillaire.
Dans
leurs publicités, l’on ne vous parle jamais du premier
temps opératoire, qui est le prélèvement dans
la nuque (zone donneuse) au bistouri simple ou multilames, de la
bandelette de 15 à 20 centimètres de long sur 15 à
20 millimètres de large, dont il faudra ensuite suturer ou
agrafer les deux berges de la plaie, avec, en corollaire, la cicatrice
linéaire. Inutile de vous préciser que cette cicatrice,
résultant de l’action d’un non chirurgien, a
des risques d’être en balafre, en échelle de
perroquet ou en marche d’escalier. Bien sûr, les images
de ce temps opératoire ne seraient pas vendeuses.
Aussi,
afin de vous montrer que la « greffe de cheveux » est
bien un ACTE CHIRURGICAL (Conseil d’Etat et Conseil National
de l’Ordre des Médecins – cf. notre dossier :
« sécurité des
greffes : Prudence et Jurisprudence »), nous vous invitons
à vous rendre sur le site ci-dessous pour visionner des photos
de la technique de la bandelette (strip) ATTENTION : PERSONNES SENSIBLES,
S’ABSTENIR :
http://www.angelfire.com/indie/hairtransplant/strip.html
(Pour la traduction en français : il suffit de rentrer
les deux mots WANADOO TRADUCTION
dans le moteur de recherches www.google.fr , de cliquer, et de se
laisser guider.)
Puisque la technique de la bandelette (strip) comme les
techniques du lifting du scalp, des lambeaux de rotation, des extenteurs
et de la détonsuration (réduction de tonsure) sont
des actes éminemment chirurgicaux, qui ne peuvent être
pratiqués que par des chirurgiens qualifiés, il n’est
pas inutile de donner un éclairage – peu ou pas connu
du public – sur la compétence du chirurgien:
«
La compétence s’acquiert au cours des études
et des années de pratiques d’un compagnonnage d’internat
suivi de plusieurs années d’assistanat au chevet des
patients et dans des services agréés, pas dans des
symposiums ou des cours intensifs de une ou plusieurs demi-journées…
»
«
La chirurgie est une spécialité, qui relève
d’une pratique et d’études longues, sanctionnée
par un DIPLÔME authentique, une compétence Ordinale
et une qualification évaluée par des Pairs et délivrée
au cours de commissions extrêmement sévères,
résultat de nombreuses années d’effort. »
Ayez toujours présent à l’esprit que la qualification
GARANTIT la compétence.
Donc,
pour connaître la qualification de l’opérateur,
qui se propose de pratiquer sur vous une chirurgie esthétique
de la calvitie, il vous suffit de vous rendre sur le site du Conseil
National de l’Ordre des Médecins
www.conseil-national.medecin.fr ou de téléphoner
au Fichier National des Médecins : 01 53 89 33 08.
Les
pages jaunes de l’annuaire peuvent permettre aussi d’avoir
les coordonnées de l’opérateur, mais ce n’est
pas toujours fiable, puisque nous avons le cas d’un «
non chirurgien », qui, à son adresse –
donc, pas de risque de confusion -, apparaît avec la mention
: « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.
»
Ne
vous fiez pas non plus à tel ou tel site Internet étranger
sur lequel tel « greffeur », « opérant
» en France, est présenté comme qualifié
en chirurgie, alors qu’il n’en est rien.
Venons-en
aux témoignages de patients, qui ont décidé
– afin de mettre en garde le plus grand nombre contre les
charlatans capillaires -, de livrer leur « vécu d’après-greffe
».
Pour
y accéder, il suffit de cliquer sur :
http://home1.gte.net/dschrode/
http://www.angelfire.com/indie/hairtransplant/myresults1.html
CHIRURGIE
ESTHETIQUE
Repères
législatifs :
Loi
du 4 mars 2002 (dite Loi Kouchner – Journal Officiel des 4
et 5 mars 2002 – www.legifrance.gouv.fr
) qui, désormais, encadre la pratique de la chirurgie esthétique.
Décrets
d’application N° 2005-776 et 2005-777 du 11 juillet 2005
(Journal Officiel N°161 du 12 juillet 2005 : Texte N° 23,
page 11398 et texte N°24, page 11401).
La
loi du 4 mars 2002 fait obligation à tout membre du corps
médical d’être assuré en responsabilité
civile professionnelle.
Depuis
la promulgation de cette loi, la responsabilité civile professionnelle
médicale est de 10 ans (bien dix ans).
TOUJOURS
BIEN S’INFORMER AVANT
POUR NE PAS LE REGRETTER APRES |
|